Horloge d'édifice du château de Vaux le Vicomte

L’horloge centrale du château de Vaux-le-Vicomte a été installée sur la façade vers 1875 par l'Horloger mécanicien parisien Amédée-Philippe Borrel (1818-1887). Successeur et repreneur de l'atelier de Jean Wagner neveu, son atelier de fabrication d'horloges d'édifices était situé au 47 rue Neuve-des-Petits-Champs à Paris.

Type d'objet : Horloge d'édifice
Période : 19e siècle
Date de fabrication : 1840-1860
Fabricant : Wagner
Lieu de fabrication : France ; Île-de-France ; Paris
Lieu de conservation : France ; Île-de-France ; Seine-et-Marne ; Maincy ; Château de Vaux-le-Vicomte

Indications : Heures ; Minutes
Rouages : Mouvement ; Sonnerie des heures
Échappement : Chevilles
Type de mécanisme : Édifice ; Triangulaire
Sonnerie : Heure décomptée
Type de sonnerie : Mécanisme avec roue de compte
Média de sonnerie : Cloche unique
Force motrice : Mécanisme à poids

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Recherche sur l'historique de l'horloge Wagner-Neveu du château de Vaux-le-Vicomte

par François Simon-Fustier
Horloger de la Croix-Rousse à Calluire et Cuire (69)

Mécanisme de l'horloge Wagner-Neveu du château de Vaux-le-Vicomte. Photo F. Simon-Fustier.

I.    Préambule

L’horlogerie d’édifice est un univers particulier !
Il est parfois difficile de savoir si l’on est en présence d’un fabriquant ou d’un revendeur car ces derniers apposent souvent une plaque à leur nom sur des produits négociés. 
La production au XIXème siècle est principalement localisée dans le Jura pour beaucoup de fabricants français et très souvent ils s’appuient sur des sous-traitants qui travaillent pour plusieurs d’entre eux. Il n’est donc pas rare de trouver de grandes similitudes d’un fabricant à l’autre.
Un homme comme Bernard Henry, assez humaniste, avait souhaité communiquer assez largement sur ses améliorations techniques et simplifications pour permettre à un maximum de communes rurales de s’équiper comme attesté par le document page suivante.
Même si chacun des trois WAGNER est clairement identifié, certaines découvertes et améliorations techniques se trouvent imputées à l’un ou l’autre des trois horlogers, selon les sources que l’on consulte. Il est vrai que, cédant à la mode de l’époque, les neveux reprennant chacun une partie du prénom de l’oncle, Bernard Henry pour l’un et Jean pour l’autre ne facilite pas les choses, même si ce dernier fait suivre son nom de Neveu.
Enfin, il semble que la première localisation de l’entreprise créée en 1790 rue du bout du monde (et renommée rue du cadran par la suite), soit devenue la résidence d’habitation de toute la famille tout en continuant d’avoir une activité et que la deuxième adresse du 118 rue Montmartre ait été celle de l’entreprise Wagner oncle, reprise par Bernard-Henry comme celle créée par Jean vers 1835/1836 avant qu’il ne déménage rue Neuve de Petits Champs sans doute en 1852 à la succession.

Les éléments réunis ici sont le fruit d’un travail de recherche qui s’appuie sur de nombreuses numérisations de livres et catalogues sur Google ainsi que d’autres publications dont principalement: 
•    le dictionnaire Tardy des horlogers, 
•    les travaux de Philippe MONOT sur son site horloge.édifice.fr  
•    ainsi que la publication ‘’Petite histoire des horloges d’édifice - Les fabricants du Haut-Jura’’ de l’Association d’horlogerie comtoise, 
Qu’ils en soient ici remerciés.